21 août 2008
Livre à domicile...
Comme annoncé dans la brève de l'été, un livre sur les AMAP va voir le jour en 2009, nous recherchons des photos pour l'illustrer. Si vous avez envie de nous faire partager vos clichés, voici quelques informations :
- les photos doivent être de qualité (négatif ou numérique)
- nous les faire parvenir avec le nom de l'auteur et la date de prise de vue
indiquer si besoin le nom de l'AMAP, du paysan, des personnes photographiées
-les thématiques :
. portraits de paysans
. vues générales et de détail de travaux de plantations, semis en plein champ ou en serre, desherbage etc...
. vues générales de visites à la ferme et ateliers à la ferme (groupes),
. festivités AMAP (fêtes, pique-nique...)
. photos de détail d'animaux, de légumes (colorés, peu courants, anciens,remarquables...)en plein champ ou en serre
. vue générale du déroulement des distributions (groupes)
. clichés de cuisiniers, cuisinières au travail !
Des témoignages de consommateurs et de paysans : nous envoyer des petits textes si vous le souhaitez avec votre nom, vos brochures, compte rendu de visites à la ferme, de réunion, etc...que vous jugez intéressantes à partager.
Merci de votre participation
Delphine Garapon
31 mai 2007
Je suis planté....
Eh oui ! Il n'y a pas que les ordinateurs de Sébastien et Catherine qui soient plantés. Il y a aussi :
- 1700 aubergines (dont Cristal, Rosa Blanca, Clara, Violette de Florence, Black beauty),
- 1990 poivrons (dont Sprinter, Panthos, Fiesta, Corno, Jumbo),
- 28 poivrons piments,
- 1170 concombres (dont Défense et Akito),
- 969 courgettes (dont Parthenon, Sebring, One ball, Eight ball, Black beauty),
- 3830 tomates (dont Noire de Crimée, Prune noire, Coeur de boeuf orange, Oremburg, coeur de boeuf, Andines cornues, Liguria, Ananas, green Zebra).
Voilà, j'espère que je ne me suis pas planté (trop drôle !!)...
J'entends déjà les estomacs qui gargouillent.
Patientons, tout vient à point à qui sait attendre...
A ce soir à la distribution.
PS : trop bonne la recette de fèves de la semaine dernière.
06 mars 2007
Notre Pain quotidien
Jeudi 15 mars à 20h30 à Utopia Toulouse, séance suivie d'un débat avec Annie, Pierre et Fabienne des AMAP (Association pour le Maintien de l'Agriculture Paysanne).
Achetez vos places à partir du vendredi 9 mars.
Bande-annonce du film "NOTRE PAIN QUOTIDIEN" de Nikolaus Geyrhalter. Documentaire Cinéma qui traite des déviances de l'industrie agro-alimentaire, ayant gagné le Grand Prix du Festival International du Film d'Environnement. Sortie nationale en France le 14 mars 2007.
Nikolaus GEYRHALTER, documentaire, Autriche, 2005, 1h32mn, VOSTF. GRAND PRIX festival du film de l'environnement 2006. EcoCamera Award, Montréal 2006. Meilleur film Ecocinema Festival d'Athènes 2006. Prix du Jury Festival de Toronto 2006. Special Jury Award Festival d'Amsterdam 2005.
C'est un film qui ne pipe mot, que n'accompagne aucune musique, mais dont les images sont tellement éloquentes qu'au fil du film, l'esprit du spectateur carbure de plus en plus fort. On y réalise plus que jamais que rien n'est anodin dans la fabrication d'un film : le choix des plans, le rythme des images, la modulation des sons. Ici, tout produit du sens et opère un crescendo qui, loin de vous anesthésier, vous entraîne dans un stimulant voyage au coeur de notre civilisation moderne. C'est beau comme un film d'anticipation, mais c'est du présent qu'il nous cause, ici en Europe et ailleurs. C'est un film accélérateur de méninges qui vous fait un précieux cadeau : il vous laisse le temps de ne pas rester à la superficie des choses, aux antipodes d'un cinéma industriel qui frôle souvent l'entreprise de décervelage. Tous les dolbys du monde peuvent aller se rhabiller: ce film-là n'a rien à vendre, pas de prêt à penser. À la fin, chacun bouge comme il veut, mais il n'y a pas d'indifférence possible.
Pendant deux ans, Nikolaus Geyrhalter a posé sa caméra au coeur des plus grands groupes agricoles européens, nous donnant accès à des zones inaccessibles. Il a filmé les employés, les lieux et les différents processus de production. On voit des machines tracer à perte de vue leur sillon dans des champs sans limites, des serres dont on n'aperçoit pas le bout, des élevages où vaches, cochons, couvées s'abattent par milliers. C'est d'une beauté à vous couper le souffle. Tout y est nickel propre, désinfecté, karchérisé et lisse. Des hommes en combinaison et masques blancs glissent dans des locaux immaculés où tout est rationalisé à l'extrême : les ordinateurs gèrent tout, et les petites mains qui corrigent le petit détail oublié par les chaînes répètent inlassablement le même mouvement automatique qui ne sollicite pas la pensée. La nuit, les serres immenses scintillent dans le lointain, belles comme un rêve de futur. Rien ne se perd, tout se recycle, tout se gère : depuis le dosage des pesticides jusqu'au calibrage de la part de produit de la masturbation du taureau à distribuer à chaque vache. Transport des hommes, transport des animaux, aspirateurs à poulet, chaînes d'abattage. Il n'y a plus beaucoup d'humanité dans cet univers concentrationnaire où rien n'échappe au calcul de rentabilité. La communication n'est pas de mise : à la promiscuité des poulets répond l'isolement des hommes.
Notre pain quotidien : le titre sonne comme un bout de la prière de notre enfance, évoque un geste de partage, de convivialité, de chaleur humaine, de blé doré, de moissons communes, mais en ouvrant cette fenêtre sur l'industrie alimentaire des pays occidentaux, dont la productivité intensive répond à notre surconsommation, on mesure à quel point ce que l'on tenait pour progrès nous conduit au désastre non seulement alimentaire, non seulement écologique, mais aussi culturel.
Projections :
Du 14/03/07 au 27/03/07 à Toulouse.
Du 14/03/07 au 27/03/07 à Tournefeuille.




